LES LAURÉATS 2018

Une réinsertion par le bénévolat pour les bénéficiaires d’aides sociales

 

Le maire Renaud Pfeffer a lancé un programme de réinsertion des bénéficiaires des aides sociales en leur offrant d’effectuer des travaux bénévoles au service de la communauté.

Cette « solidarité réciproque », basée sur le volontariat – il n’est pas question de stigmatiser des « assistés » - est destinée aux bénéficiaires du RSA, d’une aide au loyer, de chèques solidaires… Ils sont sollicités pour aider à l’installation de la fête du 14 juillet, au désherbage des espaces verts, au petit entretien de bâtiments publics, pour visiter les personnes âgées. Ce qui leur permet de sortir de leur isolement, retrouver un rythme de travail avec un accompagnement individuel par le centre d’action sociale. En un an, une cinquantaine de personnes souvent complètement isolées du du reste de la société ont ainsi pu retrouver un travail, une formation, un logement digne.

"VILLE SOCIALE"

MORNANT

RHÔNE (AUVERGNE-RHÔNE-ALPES),

5 582 HABITANTS

MOBILITÉ ET AMÉNAGEMENT

AYEN

CORRÈZE (NOUVELLE-AQUITAINE),

729 HABITANTS

Covoiturage de proximité et monnaie locale

 

À la campagne, tout le monde n’a pas les moyens ou la possibilité de se déplacer en voiture, et il y a de moins en moins de transports en commun. C’est pourquoi le petit village d’Ayen a expérimenté le covoiturage couplé à une monnaie locale. La méthode est simple : les covoiturés donnent des coupons aux conducteurs en échange d’un trajet à raison d’1 euro pour 20 kilomètres. La mise en relation entre les uns et les autres et l’achat des coupons se fait à la maison des services au public (MSAP) du village. Les coupons « YACA » dont le fonctionnement est géré par une association peuvent ensuite être dépensés dans 22 petits commerces du coin, permettant de développer l’économie locale tout en réduisant l’impact de la hausse du prix des carburants pour le conducteur. Le système a été étendu à sept communes voisines et devrait être reproduit dans d’autres départements.

DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE

LE LAMENTIN

MARTINIQUE (DOM-TOM),

40 033 HABITANTS

Des entretiens d’embauche par visioconférence pour les personnes handicapées

Pour rapprocher le public en situation de handicap de l’emploi, la commune du Lamentin a eu une idée originale : organiser une journée d’entretiens d’embauche par visioconférence dans un gymnase mis à disposition par la ville. Plus de trois cents personnes, formées auparavant avec Pôle emploi à l’exercice particulier d’un entretien de huit minutes face à un écran d’ordinateur ont ainsi pu entrer en contact avec des employeurs – qui ont aussi l’obligation, s’ils ont plus de vingt salariés, d’employer des personnes handicapées. La formule permet de limiter les déplacements compliqués aux handicapés qui ont du mal à les effectuer, mais aussi, par exemple, de fournir les services d’interprètes en langues des signes pour les candidats sourds et/ou muets – car on l’oublie souvent, mais 70 % des handicaps ne se voient pas. Après une première réussie, une nouvelle journée devrait être organisée en 2019.

ÉNERGIE ET ENVIRONNEMENT

COMBAILLAUX

HÉRAULT (OCCITANIE),

1 453 HABITANTS

Une station d’épuration propre grâce aux vers de terre

 

Certaines communes ont l’âme de pionnières : c’est le cas de Combaillaux qui a expérimenté la première station d’épuration entièrement biologique en Europe et qui fonctionne… grâce à des vers de terre !

La Lombristation, c’est son nom, existe depuis 2004 et a fait preuve de son efficacité. Elle ne produit aucune boue d’épuration, pas de nuisances sonores et olfactives pour les voisins, ne nécessite pas d’électricité pour faire tourner ses machines et peut traiter 60 mètres cube d’eaux usées tous les deux jours. Au total, le maire fait valoir une économie de 20 % en investissement et 50 % en maintenance. Seul bémol, elle ne peut fonctionner que pour des petites communes de moins de 10 000 habitants. Mais des délégations viennent du monde entier pour se renseigner sur le système.

NUMÉRIQUE ET SERVICES

BRAS-SUR-MEUSE

MEUSE (GRAND EST),

711 HABITANTS

Le village le plus connecté de France

 

Un « fablab » dans un village ? Oui, c’est possible et utile. Le maire de Bras-sur- Meuse qui active les cloches de l’église depuis son smartphone et signe tous les documents administratifs sur sa tablette l’a bien compris. Dans le « village le plus connecté de France », chacun peut apprendre à se servir d’un ordinateur, d’Internet, mais aussi à coder des programmes informatiques. Grâce à l’imprimante 3D du fablab, les agriculteurs peuvent modéliser et fabriquer une pièce manquante pour leur tracteur. Chaque citoyen peut signaler, grâce à une application, un nid-de-poule, un tas d’ordures, un problème quelconque dans l’espace public. Et la fibre optique a permis à quelques jeunes entreprises de se lancer dans l’espace coworking du village.

SPORT ET CULTURE

ROMAINVILLE

SEINE-SAINT-DENIS (ÎLE-DE-FRANCE),

26 031 HABITANTS

La première maison de la  philosophie

La Maison de la philosophie est une structure municipale unique en son genre : elle met en avant cette discipline souvent reléguée à la brève parenthèse de la classe de terminale. Depuis dix ans, dans cette maison ouverte aux habitants de « 6 à 106 ans », on débat sur la liberté, la passion ou la mort dans des « classes idées » et des ateliers périscolaires pour les enfants, des clubs pour les ados, des cafés pour les adultes et des ateliers destinés aux retraités. Chaque année, une centaine d’enfants étudient la philosophie une heure et demie par semaine.
En dehors des rendez-vous, chacun peut pousser la porte de la Maison - qui déménagera au palais des fêtes en janvier prochain - pour découvrir les arbres à pensées, la boîte à questions ou les jeux du philosophe. La Maison est également, tous les ans en avril, au coeur de la Fête de la philo.

LES VIDÉOS 2018

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