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l'ensemble du palmarès de la 1ère édition

 

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21 novembre 2018

MORNANT

RHÔNE (AUVERGNE-RHÔNE-ALPES), 5 582 HABITANTS

Une réinsertion par le bénévolat pour les bénéficiaires d’aides sociales.

 

Le maire Renaud Pfeffer a lancé un programme de réinsertion des bénéficiaires des aides sociales en leur offrant d’effectuer des travaux bénévoles au service de la communauté.

Cette « solidarité réciproque », basée sur le volontariat – il n’est pas question de stigmatiser des « assistés » - est destinée aux bénéficiaires du RSA, d’une aide au loyer, de chèques solidaires… Ils sont sollicités pour aider à l’installation de la fête du 14 juillet, au désherbage des espaces verts, au petit entretien de bâtiments publics, pour visiter les personnes âgées. Ce qui leur permet de sortir de leur isolement, retrouver un rythme de travail avec un accompagnement individuel par le centre d’action sociale. En un an, une cinquantaine de personnes souvent complètement isolées du du reste de la société ont ainsi pu retrouver un travail, une formation, un logement digne.

SAÂCY-SUR-MARNE

SEINE-ET-MARNE (ILE-DE-FRANCE), 1 796 HABITANTS

Un café culturel et associatif très dynamique

Pas facile de conserver de la vie et de l’animation quand on est une petite commune rurale qui plus est aux portes de Paris. À Saâcy-sur-Marne, la mairie a résolu le problème en accueillant dans une vieille maison rénovée un café culturel et associatif
très dynamique, le « C’est déjà ça ». En l’espace de deux ans, il a regroupé 200 adhérents soit plus d’un habitant sur dix ! Depuis son ouverture, il a accueilli près de 100 manifestations : concerts, expositions, repas participatifs, ateliers créatifs pour les enfants... Mais c’est aussi un lieu de rencontre qui accueille les associations locales et crée de l’animation toute l’année. L’accent est mis sur la sauvegarde de la biodiversité
et l’écologie ; en plus des nombreuses conférences sur le sujet, le café accueille des producteurs locaux qui y vendent leurs fruits et légumes bio.

TALMONT-SAINT-HILAIRE

VENDÉE (PAYS-DE-LA-LOIRE), 7 363 HABITANTS

Un passeport du civisme pour les CM2

 

Comment, après les attentats de 2015, transmettre aux jeunes générations le sens du civisme et les valeurs de la République? Cette petite ville vendéenne a trouvé la solution en créant le passeport du civisme qui propose aux élèves de CM2 un parcours ponctué d’actions individuelles et collectives, destinées à favoriser le vivre ensemble et à forger la citoyenneté.

Tout au long de l’année scolaire, les écoliers vont aller à la rencontre des anciens de la commune, correspondre avec eux, apprendre de leur bouche l’histoire de leur territoire, aller à Paris pour raviver la flamme du souvenir sous l’Arc de Triomphe, apprendre les gestes de premiers secours avec les pompiers… Cette idée a si bien marché qu’elle a été reprise dans une quinzaine de communes en France ; plus de 2000 enfants ont suivi le parcours civique.

AYEN

CORRÈZE (NOUVELLE-AQUITAINE), 729 HABITANTS

Covoiturage de proximité et monnaie locale

 

À la campagne, tout le monde n’a pas les moyens ou la possibilité de se déplacer en voiture, et il y a de moins en moins de transports en commun. C’est pourquoi le petit village d’Ayen a expérimenté le covoiturage couplé à une monnaie locale. La méthode est simple : les covoiturés donnent des coupons aux conducteurs en échange d’un trajet à raison d’1 euro pour 20 kilomètres. La mise en relation entre les uns et les autres et l’achat des coupons se fait à la maison des services au public (MSAP) du village. Les coupons « YACA » dont le fonctionnement est géré par une association peuvent ensuite être dépensés dans 22 petits commerces du coin, permettant de développer l’économie locale tout en réduisant l’impact de la hausse du prix des carburants pour le conducteur. Le système a été étendu à sept communes voisines et devrait être reproduit dans d’autres départements.

BOHAIN-EN-VERMANDOIS

AISNE (HAUTS-DE-FRANCE), 5 670 HABITANTS

La Maison de l’emploi s’équipe de voitures électriques pour les chômeurs

 

La mobilité est un des problèmes majeurs des chômeurs qui souhaitent retrouver un emploi : tous n’ont pas les moyens d’acheter une voiture, l’essence coûte cher.
C’est pourquoi le maire de Bohain-en-Vermandois a décidé d’acheter deux voitures électriques pour la Maison de l’emploi de la commune, qui seront mises à disposition des chômeurs pour se rendre à un entretien d’embauche ou même aller travailler. La maison disposait déjà d’une dizaine de deux roues, scooters et vélos électriques. Le plein pour les voitures ne coûte que 2 euros : un avantage certain en ces temps de
flambée des taxes sur le carburant.

STRASBOURG

BAS-RHIN (GRAND EST), 277 270 HABITANTS

Des vélos-cargo en libre partage

Avec 600 kilomètres d’itinéraires cyclables et 6 000 vélos disponibles en autopartage, Strasbourg est depuis longtemps la première ville cyclable de France. Elle ne compte pas s’arrêter là puisqu’elle a lancé, en plus des « Vélhop » classiques, un service de location de vélos-cargos.
Le but est de démontrer qu’il n’y a pas forcément besoin d’une voiture pour les besoins utilitaires : avec les triporteurs, on peut transporter jusqu’à 180 kilos et plusieurs enfants en même temps dans une caisse fixée à l’avant du vélo. Le service coûte 4,50 euros les 2h et 12 euros la journée. L’idée de la mairie est d’offrir un service pour des besoins ponctuels, pour ensuite encourager à l’achat d’un vélo-cargo personnel en cas d’usage quotidien.

 

BRETONCELLES

ORNE (NORMANDIE), 1 464 HABITANTSTS

La mairie rachète et ouvre plusieurs commerces de proximité

Pour éviter que les commerces ne ferment dans les petites communes, nombre d’entre elles… Reprennent les commerces ! Bretoncelles a fait encore mieux que d’autres puisqu’en plus de racheter la boucherie et l’épicerie du bourg, elle a créé une station-service communale, un marché de producteurs avec la construction d’une halle, un commerce 100% bio et local qui abrite deux entreprises, tous les commerces et services étant mis en accessibilité.
Résultat : huit emplois conservés dans les deux commerces rachetés, cinq autres emplois créés, et un gain de population de 250 habitants en dix ans, soit un bond de plus de 15 % ! Ce qui a permis d’ouvrir une nouvelle classe à l’école en 2018. Le tout en baissant la fiscalité locale et en diminuant la dette de la commune : moitié moins par habitant que les communes de la même strate...

LE LAMENTIN

MARTINIQUE, 40 033 HABITANTS

Des entretiens d’embauche par visioconférence pour les personnes handicapées

Pour rapprocher le public en situation de handicap de l’emploi, la commune du Lamentin a eu une idée originale : organiser une journée d’entretiens d’embauche par visioconférence dans un gymnase mis à disposition par la ville. Plus de trois cents personnes, formées auparavant avec Pôle emploi à l’exercice particulier d’un entretien de huit minutes face à un écran d’ordinateur ont ainsi pu entrer en contact avec des employeurs – qui ont aussi l’obligation, s’ils ont plus de vingt salariés, d’employer des personnes handicapées. La formule permet de limiter les déplacements compliqués aux handicapés qui ont du mal à les effectuer, mais aussi, par exemple, de fournir les services d’interprètes en langues des signes pour les candidats sourds et/ou muets – car on l’oublie souvent, mais 70 % des handicaps ne se voient pas. Après une première réussie, une nouvelle journée devrait être organisée en 2019.

POUILLON

LANDES (NOUVELLE-AQUITAINE), 3 042 HABITANTS

Les agriculteurs prennent en charge l’entretien

des espaces naturels

 

Pouillon est une commune rurale très vaste : 50 km², mille fermes isolées reliées par cent kilomètres de routes. Pour économiser les deniers publics et donner aux agriculteurs du coin un revenu complémentaire, le maire leur a proposé d’entretenir les chemins et espaces verts à la place des agents communaux. Au retour des champs, ils taillent les haies sur leur passage, curent les fossés, tondent les bas-côtés… Le travail est fait en 15 jours au lieu de 3 mois et pour cette dizaine d’agriculteurs, c’est un revenu supplémentaire non négligeable : entre 200 à 1000 euros par mois ! Une priorité pour la commune qui cherche à maintenir l’activité agricole sur le territoire. Celle-ci a revendu ses machines d’entretien et avec les économies réalisées, le nombre d’agents communaux a été doublé. Leur activité aujourd’hui : rénover et entretenir les logements insalubres en centre-bourg, loués ensuite par la commune, qui a quadruplé ses revenus locatifs en quelques années.

COMBAILLAUX

HÉRAULT (OCCITANIE), 1 453 HABITANTS

Une station d’épuration propre grâce

aux vers de terre

 

Certaines communes ont l’âme de pionnières : c’est le cas de Combaillaux qui a expérimenté la première station d’épuration entièrement biologique en Europe et qui fonctionne… grâce à des vers de terre !

La Lombristation, c’est son nom, existe depuis 2004 et a fait preuve de son efficacité. Elle ne produit aucune boue d’épuration, pas de nuisances sonores et olfactives pour les voisins, ne nécessite pas d’électricité pour faire tourner ses machines et peut traiter 60 mètres cube d’eaux usées tous les deux jours. Au total, le maire fait valoir une économie de 20 % en investissement et 50 % en maintenance. Seul bémol, elle ne peut fonctionner que pour des petites communes de moins de 10 000 habitants. Mais des délégations viennent du monde entier pour se renseigner sur le système.

LOCMINE

MORBIHAN (BRETAGNE), 4 159 HABITANTS

Biomasse, biocarburant, réseau de chaleur : pleins feux sur les énergies renouvelables

Pour Locminé, la transition énergétique n’est pas une contrainte mais une chance : la commune a développé une politique complexe de production et de promotion
d’énergies renouvelables, rentable et économe.
Une société d’économie mixte (SEM) exploite une centrale de méthanisation des déchets biologiques qui alimente un réseau de chaleur mais produit également du biogaz et du biocarburant. Ce carburant décarboné alimente désormais une stationservice où on peut faire son plein pour 75 centimes le litre-équivalent gasoil ! Le système permet aussi de valoriser les déchets des industriels, des agriculteurs ; ces derniers peuvent utiliser le digestat de la méthanisation comme engrais biologique. Les habitants raccordés au réseau de chaleur paient moitié moins que le prix de l’électricité et la SEM emploie quant à elle douze personnes.

 

PARIS

ÎLE-DE-FRANCE, 2 206 488 HABITANTS

L’agriculture urbaine a du succès

 

L’agriculture urbaine pourrait sembler être une mode. Mais Paris est en passe de prouver qu’elle a un vrai rôle à jouer dans l’alimentation de demain : avec 15 producteurs installés depuis 2016 et 128 tonnes de fruits et légumes récoltées, son
projet est déjà une réussite. Installés dans les friches, sur les toits de l’Opéra, d’anciennes usines, de bâtiments techniques ou de bureaux, les « Parisculteurs » ont vendu leur production sur place ou dans des marchés. Les 33 lauréats d’un deuxième appel à candidatures sont en cours d’installation. Au total, ce seront près de 1 000 tonnes de fruits, légumes et champignons qui seront récoltés annuellement mais aussi 4 tonnes de poissons élevés, de la tisane, des huiles essentielles, du safran, du miel, de la bière ou du vin produits. Au total, l’objectif est d’avoir cent hectares cultivés d’ici à 2020.

AMBÉRIEU-EN-BUGEY

AIN (AUVERGNE-RHÔNE-ALPES), 14 127 HABITANTS

Un "fablab" dans un quartier politique de la ville

 

Ce « fablab » là n’est pas à la campagne, mais dans un de ces quartiers urbains populaires, qui souffrent souvent du même abandon de la part des structures publiques. Le maire voulait faire un espace de coworking pour éviter trop de déplacements aux passagers de la gare qui est la plus grande interconnexion TER de la région. Il a rencontré cinq chefs d’entreprises qui, eux, cherchaient un endroit pour se réunir, inventer d’autres modes de production et de collaboration.
La commune a donc décidé de fusionner toutes ces énergies pour ouvrir un tiers-lieu qui combine tous ces aspects, en plus de regrouper à deux pas toute une pléthore de services publics et associatifs, en plein coeur d’un quartier politique de la ville. Le centre accueille désormais 180 entreprises, mais reste ouvert à tous et notamment aux
habitants du quartier.

BRAS-SUR-MEUSE

MEUSE (GRAND EST), 711 HABITANTS

Le village le plus connecté de France

 

Un « fablab » dans un village ? Oui, c’est possible et utile. Le maire de Bras-sur- Meuse qui active les cloches de l’église depuis son smartphone et signe tous les documents administratifs sur sa tablette l’a bien compris. Dans le « village le plus connecté de France », chacun peut apprendre à se servir d’un ordinateur, d’Internet, mais aussi à coder des programmes informatiques. Grâce à l’imprimante 3D du fablab, les agriculteurs peuvent modéliser et fabriquer une pièce manquante pour leur tracteur. Chaque citoyen peut signaler, grâce à une application, un nid-de-poule, un tas d’ordures, un problème quelconque dans l’espace public. Et la fibre optique a permis à quelques jeunes entreprises de se lancer dans l’espace coworking du village.

ÉLANCOURT

YVELINES (ÎLE-DE-FRANCE), 25 504 HABITANTS

L'école numérique pour tous les enfants

Peu de communes ont fait de l’école numérique une ambition d’une telle ampleur : à Élancourt, toutes les écoles sont équipées en fibre optique et disposent d’une classe mobile, tous les enseignants et tous les élèves de primaires sont équipés d’une tablette numérique. Mais ce n’est pas tout : 160 tablettes sont réparties dans les écoles maternelles qui enseignent aux tout petits à coder dès l’âge de trois ans.
Les enseignants animent également un soutien scolaire en ligne à tous les élèves, du CP à la terminale et pour la moitié des primaires, des ateliers de visioconférence en anglais. Les parents ne sont pas oubliés puisqu’ils bénéficient d’un espace informatique pour les former à l’utilisation des tablettes de leurs enfants.
Pour la mairie, le bilan est positif : des élèves plus motivés qui s’expriment plus et ont une meilleure image d’eux-mêmes, des profs qui collaborent davantage et se trouvent
plus créatifs…

ROMAINVILLE

SEINE-SAINT-DENIS (ILE-DE-FRANCE), 26 031 HABITANTS

La première maison de la  philosophie

La Maison de la philosophie est une structure municipale unique en son genre : elle met en avant cette discipline souvent reléguée à la brève parenthèse de la classe de terminale. Depuis dix ans, dans cette maison ouverte aux habitants de « 6 à 106 ans », on débat sur la liberté, la passion ou la mort dans des « classes idées » et des ateliers périscolaires pour les enfants, des clubs pour les ados, des cafés pour les adultes et des ateliers destinés aux retraités. Chaque année, une centaine d’enfants étudient la philosophie une heure et demie par semaine.
En dehors des rendez-vous, chacun peut pousser la porte de la Maison - qui déménagera au palais des fêtes en janvier prochain - pour découvrir les arbres à pensées, la boîte à questions ou les jeux du philosophe. La Maison est également, tous les ans en avril, au coeur de la Fête de la philo.

SALLAUMINES

PAS-DE-CALAIS (HAUTS-DE-FRANCE), 10 010 HABITANTS

Du centre sociale jusqu'à Avignon, une troupe de théâtre pas comme les autres

La culture peut aussi être un vecteur d’insertion sociale : la preuve avec le théâtre Débloc, une troupe formée avec des bénéficiaires du centre social, qui a joué son dernier spectacle cette année dans le « off » du festival d’Avignon ! Créée il y a sept ans dans cette ville du bassin minier, la plus pauvre de France dans les villes de sa taille, les comédiens amateurs pour la plupart très isolés et parfois coupés de toute vie sociale, jouent un théâtre du réel qui leur permet de reprendre confiance en eux et d’exorciser leur mal-être en s’exprimant devant un public. La plupart d’entre eux n’avaient jamais mis les pieds dans un établissement culturel.

VAULX-EN-VELIN

RHÔNE (AUVERGNE-RHÔNE-ALPES), 47 313 HABITANTS

Au planétarium, la culture scientifique a destination des seniors

 

La science est souvent oubliée dans les actions culturelles. Le planétarium de la ville en a fait l’objet d’un projet intergénérationnel en organisant une visite par mois à destination des seniors : visite des expositions, projection de séances d’astronomie, ateliers participatifs... Le thème de chaque rencontre est défini par le groupe de seniors lui-même lors de la séance précédente. Le groupe est toujours suivi par le même médiateur et a été à l’initiative d’autres projets complémentaires : certains sont devenus des bénévoles et accompagnent les agents du planétarium lors des visites scolaires ou du grand public ; le groupe a également créé une chorale qui crée des comptines enfantines autour de l’astronomie, chantée pour les tout petit de 20 mois à 3 ans.

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